19.07.2008

sur les pas de mon enfance

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Sur les pas de mon enfance

Dans les petits sentiers des bois

Sur les pas de mon insouciance

Sur les pas de mon autrefois,

Les vieux murs étaient déjà

Couverts de lierre et de fougères

Rien n'a vraiment changé, je crois,

Depuis le temps de ma grand mère,

Et les myrtilles et les framboises

Parfument encor mon univers

Dont les parfums s'entrecroisent

Dans l'air tiède de la clairière.

Je ris, je pleure sur mon enfance

Et soudain je me sens heureux

Débarrassé des contingences

Et des regrets, et des adieux.

Et je retrouve le gamin

Heureux, jouant dans les chemins

Cueillant au passage quelques fruits

De cet ancien été enfui.

                                                                Guy Harmel, droits sabam

02.05.2008

Heures livides

Petit café, petite étape aux heures brumeuses

Qu'es tu donc?

Sinon cet arrèt, cette attente de l'autre, de l'heure ou de la fin?

Moment glacé, figé, fixé,

Mais je t'aime pourtant,tes questions et tes doutes, désespoirs et rires,

Solitudes et caresses mêlées, tes tristesses d'enfant malade,

Tes floraisons trop longtemps contenues qui jaillissent enfin

Dans des cages d'isolement où pourrir tranquille...

Mais je t'aime pourtant avec tes tables trop rares et tes verres embués,

Ta patronne promenant sa poitrine, gigantesque oriflamme,

Tes bons vieux poivrots aux absinthes rancies en guise d'intelligence,

Leurs cerveaux ramollis pat trop de cuites glauques

Ont depuis si longtemps perdu tout intérêt pour la vie quotidienne

Qu'ils deviennent attendrisants tandis qu'ils dégoulinent.

Petit café aux heures brumeuses,

Moment glacé, figé, fixé, où je passerai souvent

Comme en voyage, comme en province,

Petit café des heures brumeuses, malgré tous tes défauts,

Ne ferme pas tes portes.

                                                                             Pierre gaudin

13.09.2007

Petit matin frileux

Un oeil chaleureux pour dix regards de glace et de givre

Et puis ses yeux à lui, vagues et tellement fatigués

Sur le quai de la gare, perdus depuis toujours ou bien depuis...

Malades, perdus, paumés, exclus,

Bannis de vie, trop beau ou bien trop dépendant,

En exil de vie, trop jeune et pourtant déjà demi-foutu,

Malade, comme toi ou moi de pas avoir fait gaffe,

Plus le droit à l'erreur, juste le droit à l'errance

Sur le qui de la gare, perdu.

Depuis, je pleure....

Pierre Gaudin.Img0204

11.08.2007

Quelques pensées

"On ne doit se résigner qu'au bonheur." (Alfred Capus)

"La démagogie et le mercantilisme font que la télé n'est pas le reflet de la société" (Victor Lanoux)

"On ne se confesse plus aujourd'hui à son curé, mais on se confesse de plus en plus volontiers à la télévision" (André Frossard)

"Je ne retombreai jamais en enfance, j'y suis toujours resté!" (Tristan Bernard)

"S'aimer soi-même, c'est être assuré d'être aimé pour la vie." (Oscar Wilde)

"Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens." (Sagesse africaine)

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26.06.2007

Petit Pierre

Sur le chemin de pierres, petit Pierre

Partait vers le soleil levant

Pour faire le tour de la terre, petit Pierre

Il ne reviendrait qu'au coûchant.

 

Très tôt il avait fait sa toilette

Bu une mauvaise tasse de café

Il avait mis du pain dans sa musette

Et du tabac dans un paquet,

Il partait ainsi pour faire le tour du monde

Comme chaque matin à pareille heure

Il faut du courage pour une telle ronde

Il en avait plein son bonheur.

 

Mais il fut bien fatigué

Et s'assit au bord du ruisseau

Il y trempa un peu les pieds

Et prit en main son vieux flûtiau...

 

Assis sur une pierre, petit Pierre

Jouait vers le soleil levant

Pour le ciel et pour la terre, petit Pierre

Jouerait ainsi jusqu'au couchant

 

Mais lorsque l'ombre viendra au bord de l'eau

Et que le temps sera passImg0185é

Il remettra dans son sac son vieux flûtiau

Et rentrera pour se coucher

Il reposera le pain dans l'armoire

La même miche depuis cent ans

Il rêvera que demain avant le soir

Toute une longue journée l'attend

 

Sur le chemin de pierres, petit Pierre

Partira au soleil levant

Pour faire le tour de la terre, petit Pierre

Il ne rentrerera qu'au couchant...

 

(Christian Maquet. Illustration: Guy Harmel)

 

 

29.04.2007

Le petit vieux

Le petit vieux, la petite vieille

Courbés sous le poids de la vie,

Pouquoi les disons-nous petits?

Comme s'ils avaient rétréci!

Le petit vieux, la petite vieille

Courbés sous le poids de la vie.

 

Au peut-être dernier printemps

Il est temps de prendre le temps

De regarder la vie en face,

Mettre chaque chose à sa place

Et n'en retenir que l'amour

Au fil des années et des jours.

Quelques souvenirs se bousculent,

Joies et détresses partagées,

La mémoire se laisse aller

Des bouts de souvenirs s'accumulent

En un brouillard inaccessible

Restent que les moments paisibles.

 

Reste à sourire, ne plus s'en faire

Et laisser couler la rivière.

 

Guy Harmel

 

 

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20.04.2007

De l'autre côté du jour

Img0180Elle était là, devant ce miroir

Belle en lumière, nue au soleil

Elle fut lasse, alors, un cri

Brisant la paroi

De ses éclats, elle se vêtit, lentement

En tendresse, couvrant sa peau hâlée,

Et bientôt, elle, libre tout à l'heure,

Se fut figée, glacée, transmuée en miroir

Et depuis, je suis là à sonder sa psychée

Le recherchant toujours, encore et à jamais

En quète d'infini.
Mais si vous la croisez, dites-lui

Qu'ailleurs, au loin, de l'autre côté du jour,

Quelqu'un l'attend, assoiffé d'absolu,

Et seul, depuis longtemps, à côté du miroir.

Pierre Gaudin

14.02.2007

amitié

Les amis sont comme les étoiles, on ne peut pas toujours les voir mais on sait qu'elles son là.

Mes meilleurs amis m'apportent le meilleur de moi.

Je crois aux anges, la bienveillance que donne le ciel. je suis entouré d'anges mais je les appelle mes meilleurs amis.

Emmanuel Edusei (traduction G Harmel)Img0167

05.11.2006

Aimer

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Aimer, c'est voir un arbre, le ruisseau, la rivière

Et leur dire "au revoir, je reviendrai demain",

C'est respirer plus fort quand jaillit la lumière

D'un caressant soleil et lui tendre les mains,

Aimer, c'est regarder le profil d'une fille,

Et c'est la trouver belle quand elle ne sourit pas,

Au milieu de la foule, c'est la trouver gentille

Et marcher avec elle au rythme de ses pas.

 

Aimer, c'est le silence du regard de l'ami,

C'est le monde paisible où tout est pardonné,

C'est sourire pour rien ou bien se raconter

Sans même se douter que le temps va, s'enfuit,

Aimer, c'est la musique qui monte au fond de soi,

Un violon de Mozart, un saxo de Bechet

C'est une symphonie ou seulement une voix

Qui chaque instant nous suit de sa sonorité.

 

Aimer, c'est la couleur de ce sourire d'enfant

qui vous dit "tu" et vous regarde en chantonnant

Qui ne sait rien vous dire, et vous dit tout, pourtant,

C'est un petit chemin qui court dans le printemps.

C'est sourire au sourire et vivre avec ceux-là

Surtout quend ils ne sont pas là, garder en soi

Le regard, le sourire, le ruisseau, la rivière,

Et puis c'est vivre, enfin, possédant la lumière.

 

Guy Harmel  

25.10.2006

Liberté

Reconnais la liberté qui est en toi, l'amour qui est en toi.

Reconnais que ce feeling qui est le tien, personne ne peut te l'enlever.

C'est une grâce qui nous touche, un divin qui réside en chacun de nous dans nos coeurs.

Aucun temple n'a été créé par ce divin, cela ne se vit pas dans un temple mais dans le coeur des humains.

 

 Emmanuel Edusei    

Traduction: G. Harmel                                                                                                                  

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22.10.2006

Mise en scène

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J'voudrais qund même qu'on aime

Sans je t'aime-mise en scène

S'enlacer , s'embrasser

Avec un goût d'éternel

J'voudrais quand même qu'on aime

Sans je t'aime mise en scène

S'enflammer pour aimer

Quitter le monde virtuel.

Laissez nous vivre sans remparts

Nos amours-espoirs

Lachez-nous là, j'imagine

Le silence au bout d'une île

Epargnez-nous les otages,

Vos lunes et lointains mirages

J'veux casser la musique,

Casser la musique,

Fini le monde sans problème

J'veux du bleu au coeur

Rien qu'un p'tit bonheur.

J'vous laisse ma vie virtuelle

Vos clones et les o.g.m.

L'orgueil nous fait tomber

Le monde au fond des poubelles.

 

Laissez nous vivre sans remparts

Nos amours-espoirs

J'veux du bleu au coeur

Rien qu'un p'tit bonheur. 

                                                                                                                                                                Stéphane Rasquin