02.05.2008
Heures livides
Petit café, petite étape aux heures brumeuses
Qu'es tu donc?
Sinon cet arrèt, cette attente de l'autre, de l'heure ou de la fin?
Moment glacé, figé, fixé,
Mais je t'aime pourtant,tes questions et tes doutes, désespoirs et rires,
Solitudes et caresses mêlées, tes tristesses d'enfant malade,
Tes floraisons trop longtemps contenues qui jaillissent enfin
Dans des cages d'isolement où pourrir tranquille...
Mais je t'aime pourtant avec tes tables trop rares et tes verres embués,
Ta patronne promenant sa poitrine, gigantesque oriflamme,
Tes bons vieux poivrots aux absinthes rancies en guise d'intelligence,
Leurs cerveaux ramollis pat trop de cuites glauques
Ont depuis si longtemps perdu tout intérêt pour la vie quotidienne
Qu'ils deviennent attendrisants tandis qu'ils dégoulinent.
Petit café aux heures brumeuses,
Moment glacé, figé, fixé, où je passerai souvent
Comme en voyage, comme en province,
Petit café des heures brumeuses, malgré tous tes défauts,
Ne ferme pas tes portes.
Pierre gaudin
11:31 Écrit par guy dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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